Blog des randos extérieures

La Jean Racine 2016

 

 

La Jean Racine 2016 – 10 avril

 

Dimanche réveil 5h45 … jus d’orange, une barre de céréale … je regarde mes affaires : cuissard ou jambes longues ? gants été ou gants hiver ? J’opte pour un mixe : cuissard et gants hiver.

Départ de la maison à 6h20 … faut être à l’heure du rendez-vous fixé par le Président à 6h45.

Il fait nuit … et il fait froid … brrrrrrrrrrr

J’arrive à l’aire de départ … aucun renard à l’horizon … j’ai raté un truc ?

 

Hier pourtant les warriors du 140 / 120 étaient tous là à l’heure. Car le samedi était consacré pour certains renards à la rando route : les bichons étaient tous là avec leur beau vélo (Seb notamment me montre les vitesses électriques : génial), Sandra aussi, …

J’avais rejoint Antoine qui récupérait le package de tout le monde (encore Merci Mr le Président pour le service de tout le club … c’est quand les prochaines élections ?) : un gobelet en plastique, une plaque (différentes pour les pros), un « bracelet » en papier à attacher autour du poignet pour avoir droit aux ravitos.


Les routiers partent sous la grisaille : ils finiront avant la pluie en fin d’après-midi. D’après leurs retours, ils sont partis comme des missiles, David aura souffert, mais sera le sauveur de Seb qui va exploser un pneu.

 

Je reviens au dimanche matin.

Le Président arrive pile à l’heure : « la prochaine fois, je donnerai rendez-vous à 6h30 … ».

Tout le monde arrive vers 7h00 le sourire aux lèvres (alors que je commence à avoir vraiment froid) : Norbert – un ancien renard – nous rejoint. Manque à l’appel : Yvo, …, ceux qui partent du club avec Xuan et ceux qui partent plus tard pour des parcours moins longs.

Pas de possibilité d’avoir de café … j’ai froid.

Photo de groupe, on part.




 

Avec Phiphi, on est inscrit sur le 85 (qui en fait 90 finalement) mais on décide de partir avec les warriors qui partent sur le 120 et Norbert qui part pour le 60. En effet cette année, pas de passage dans les vaux de Cernay pour les « grands » parcours, mais une première boucle vers Gif (120/60/50) et un autre boucle au Sud vers Limours (120/90). J’apprends que le 120 fait réellement 127 mais je m’en fous, ce n’est pas pour moi … on bâchera pour faire nos 80 réglementaires.

Il fait toujours aussi froid … j’ai du mal à passer les vitesses avec les doigts gelés. Ceux qui sont arrivés en voiture m’annoncent qu’il faisait -2°C à 6h30 … en fait je ne suis pas sorti cet hiver avec cette température.

 

Première montée dans le bois d’Aigrefoin … et ça part droit dans le pentu et dans la boue … Antoine et les bichons partent devant … s’envolent … je passe 50% de la pente et j’abandonne : même si jamais j’avais voulu … et en plus la journée va être longue. Phiphi part devant avec les bichons, je reste avec Norbert qui est plus dans mon rythme.

On remonte par une longuuueee pente bien boueuse vers Magny-les-hameaux puis on bascule de l’autre côté de la Mérantaise pour jouer dans la forêt de la Tête Ronde: j’y vais tranquille, je suis chez moi, je connais les pentes, faut y aller mollo.

 

On redescend et au bas de la côte du cimetière qui monte vers Saint Aubin, on trouve Sandra avec son pneu arrière dégonflé et les bichons qui la regardent: étant le plus vieux, je connais les bonnes manières … « allez Sandra donne-moi ta pompe, je m’en charge ». Belle descente vers Gif, puis la montée des marches : je la passe en entier d’habitude mais là je m’arrêterai aux marches … toujours la gestion (mais pourquoi ?). Ensuite on reste en haut du plateau pour aller jusqu’à Orsay … et je retrouve le Président en pleine réflexion (« à droite ou à gauche ») : le balisage de cette année n’est pas exempt de tout reproche … l’orga a transmis la veille les traces des 120 & 90 … qui fera planter souvent le GPS d’Antoine (mais qui nous aura quelques fois bien servi).

Je filme Antoine dans la descente et on rejoint le premier ravito. Je me sens bien … pas comme les autres années.

Rapidement les bichons nous rejoignent … plus Jean-Michel qui a oublié ses chaussures chez lui (et qui s’en est aperçu au départ … il aura sûrement fait un beau sprint mais cela ne se voit pas).

 

A partir de là, on repart en groupe. On va directement au viaduc des Fauvettes. Je suit Seb qui rengaine « j’aime pas la boue … j’aime pas la boue » … je me dis : toi mon coco, tu vas bâcher 

 

Parcours connu pour aller en haut du viaduc des fauvettes : séance photo de groupe.

On regarde l’heure et on se dit … qu’on n’est pas en avance.

Norbert et Antoine repartent en premier … je les suis. Descente dans Gometz, remontée vers Gif par la petite retenue (une montée qui pique) … passage par le point de vue de la vallée … tiens si je rentrais chez moi maintenant (à 500 m) : allez non, je continue … et pas le temps de prendre des photos car Antoine n’aime pas les ballades.

On passe par le plateau de Vaugondran (je me prends une belle gamelle dans un sillon) puis on redescend vers le Lycée de la Vallée de Chevreuse pour se retrouver à St Remy à une bifurcation 120/60 … on a perdu Norbert … lors d’une montée que je fais à pieds, je lui envoie un SMS : « à bientôt ». On redescend vers St Remy par une descente que j’adore … on reste dans la forêt pour remonter d’où on vient ( ?) quand j’entends Norbert nous appeler … je ne sais pas ce qu’il a fait, mais il a trouvé un raccourci ! On remonte vers le bois de Vaugondran … en croisant les vttistes du 40 à l'envers … de quoi se poser des questions mais bon Antoine est devant.

Ensuite long plat pour rejoindre Les Molières où je vois mon Président lentement et sûrement me décrocher. On arrive au ravito 2. On attend 5 mn … Norbert arrive mais pas de Phiphi … pas de bichons. Antoine chaud bouillant prédit : ils vont nous rattraper.

Descente vers Montabé et en rejoignant la piste de chemin de fer, nos destins se séparent : Norbert part sur le 60, qui passera par la montée le long du grillage, la Madeleine et visiblement une dernière cote bien casse pattes. Il finira avec 59 km et 1400 de D+ : après une coupure de 2 ans, et un retour au VTT la semaine d’avant … c’est un guerrier ce Norbert.

 

Donc avec Antoine on part sur la boucle spécifique du 120/80 qui part vers Limours : je tiens absolument à faire le début car je suis déjà allé rouler par là-bas avec le club, et j’en garde un bon souvenir (forêt … sable, enchainements ludiques). J’ai vu sur la carte que je pourrai couper vers Bullion pour revenir vers la route.

Ça démarre par la montée en faux plat de la voie ferré et une longuuuuuue traversée de champ : Antoine commence à pousser fort sur les pédales, … pas bon signe cela.

On rentre dans la forêt Les Garennes du Pommeret (avant Pecqueuse) par un petit single avec des montées impossibles à passer … puis le terrain change : le sol devient plus sec, les fleurs apparaissent, la température monte …

 

On rentre dans les bois de Limours / Rossigny / Forges les bains (je suis un peu perdu) et là c’est la régalade : supers descentes bien ludiques, beaux pétards, on zizague dans tous les sens (et le balisage est pas top) : on croise et recroise des gars qui coupent … mais nous on suit la trace comme de bons élèves. Je commence à pousser dans les beaux raidards car j’ai une chanson qui commence à me trottiner dans la tête (dont je ne comprends pas encore les paroles).

J’apprécie tout particulièrement une descente avec des virages relevés : je l’ai enfin retrouvée … on m’y avait emmené une fois, reste à la localiser sur la carte (c’est dans le bois XXXX en fait).

Au passage d’une route, coup de tél de Phiphi :il a cassé sa chaine, il rentre. Il aura fait 70 bornes dans la journée (allez retour depuis chez lui en spad). Un autre warrior ce Phiphi.

Bye-bye Phiphi … je suis à Briis sur Forge … je continue en solo.

On arrive au ravito 3 au milieu de nulle part(vers Rochefort en yvelines je crois bien) : je suis content car Antoine est encore là. Les jambes commencent à être dures.

Je me rue sur les sandwichs au saucisson ou à la rillette … on prend notre temps, j’ai 60 bornes au compteur je crois. Finalement Sandra apparaît : elle a lâché les garçons qui prenaient leur temps.

 

On repart sans Sandra qui nous rattrapera bien … avec toujours cette petite musique dans la tête (« cent … aujourd’hui !!!»). A partir de là, je ne cesse de me faire doubler par des groupes que je récupère au ravito suivant. Je suis Antoine environ 500 m puis il me lâche.

Je le vois de temps en temps en haut des cotes quand moi j’arrive au pied.

On repasse par des zones bien boueuses : je n’avais pas besoin de cela … des prémisses de crampes arrivent. Le parcours est plus plat, moins sympa. Je n’ai pas souvenirs plus précis que cela.

 

On arrive au ravito 4 vers Clairefontaine : un bénévole m’accueille « faut enlever les gants avant de se servir à manger » … « bonjour aussii ! » je réponds. A part cette anecdote, tous les bénévoles auront été super sympa, prêts à discuter, à nous encourager. Antoine est là à m’attendre. Sandra arrive 5 mn plus tard. J’ai gardé mon « avance ». Ici nos chemins vont … doivent … devraient se séparer.

Ils m’annoncent qu’il reste 35 bornes … et là je comprends la petite musique (« cent vingt-sept kilomètres, c’est aujourd’hui !!! ». Bon la suite vous la devinez : je repars avec Antoine tout sourire (sadique va). Sandra repartira plus tard. Et là l’erreur … mais l’erreur : j’oublie de recharger mon sac en eau.

On traverse à présent des zones super jolies : sable, zones déboisées, zones boisées, … on se croirait dans le Sud. Il fait vraiment chaud : je tombe la veste.

Le terrain est un peu plus accidenté … les compères de VTT du ravito me redoublent … je commence à ne plus pouvoir passer les gros pétards.

On doit passer par-dessus une rigole … je regarde à gauche à droite : ben non il faut bien sauter par-dessus. Le passage le long d’un ruisseau me crame bien car on patauge dans la boue.

On revient ensuite vers des chemins qui ressemblent aux Vaux de Cernay … normal on s’y approche. Et là, c’est le drame … en bas d’une cote, j’explose … cela faisait 10 km que j’avais soif … mais ici, je me sens mal : je m’arrête, mange une barre, un gel, appelle ma femme pour lui dire que je ne serai pas là pour le gouter (normal il est déjà 17h) … j’imagine déjà comment je vais pouvoir rentrer par la route. Mais une renarde apparait : Sandra passe sans s’arrêter mais m’encourage « il reste 3 ou 4 km avant le prochain ravito, ne lâche pas ! ».

Bon je commence par pousser mon vélo sur les deux montées successives devant moi : la première semblait montable mais la deuxième était dans la boue. Un gars me dépasse en la montant en danseuse. Respect !

Effectivement peu après le dernier ravito apparait … il ne reste pas grand-chose : pas de pain mais du jambon (bien poivré …). Je me rue sur une boisson orangé qui m’arrache l’estomac. Cela ne va pas fort. Je n’ai pas de crampes mais je n’ai plus de jus.

Après les exhortations de mes compagnons, je pars la tête basse : il reste 17 km. Une paille.

 

On rejoint par un champ le plateau de Cernay la ville : tiens à droite, c’est la route qui me ramène à Gif … toute plate … je tourne à gauche pour suivre la troupe.

On rejoint « nos » chemins habituels : descente avec des marches qui nous ramène à la route, qui nous envoie vers les Cascades … on part à droite vers le long faux plat montant … je ne tente plus de suivre, je gère tranquille avec un nouveau compagnon. Antoine et Sandra partent : je reverrai le Président Magnanime (ou compatissant avec ma souffrance) mais elle plus jamais  (ah si nous en bas d’une cote et elle en haut … elle poussait … si, si je le jure !!)

On redescend en bas de la vallée puis on remonte, on passe le plateau qui nous mène à Choisel … et on remonte vers Méridon : que du connu … je ne passe plus le grand plateau … je pousse dès que cela monte un peu. On rejoint le plateau … on remet les gaz avec Antoine et là crac : la chaine se bloque entre deux plateaux (comment est-ce possible ?).

Derniers tours de manivelles sur la voie ferrée.

On arrive. Ouffffffffff

 

Plus aucun stand … David est là : il a bâché avec 80 km au compteur suite à une petite alerte physique. Des copains de Sandra sont là aussi.

On va directement à la pompe à bière … je ne sais même pas quelle heure il est : je n’aurai jamais regardé l’heure mais toujours la distance … Antoine le contraire je crois : chacun sa technique.

On commence à se raconter notre journée comme des anciens combattants (genre : « qu’est ce que j’en envoyé dans telle ou telle descente … »)

 

Arrivent 15 mn plus tard les bichons … tout frais. Hilares. Contents comme s’ils avaient fait une bonne petite sortie dominicale. Seb est toujours là (finalement la boue …). On discute avec l’orga.

On reprend une bière.

 

Bon les gars … c’est pas tout cela … mais il faut que je remonte à Gif moi.

 

Bilan de la journée :

 

J'aime bien la musique ...