Blog des randos extérieures

A nous la Cap Nore 2015 ou les renards à Villegly

Cela commence par quelques angoisses avant de partir … la veille.

Je téléphone à Aymeric qui me dit : j'ai protégé mon vtt, acheté des protections, … là je me rappelle les mésaventures de Xuan il y a deux ans. Du coup lancement de l'opération : SauveQuiPeutAvantLaCapeNore.

Découpage d'un pneu pour mettre en bas du tube de selle, passage éclair chez Jacky : pas de protection à moins de 150 € … tant pis. De toute façon, j'y vais pour voir et tenter de rallier le circuit de 60km.

 

Vendredi matin :

Réveil à 6h pour rejoindre la tanière des renards. J'arrive le premier … la pression a fait son effet

Tout le monde arrive au compte goutte avec son vélo bien rangé dans un sac sauf … XXX qui n'a pas de sac, le vtt toujours monté et une fourche non encore complétement installée (l'histoire ne fait que commencer).

Quelques un font leur dernière emplette : achat d'un maillot du club pour faire couleur locale.

Le car arrive … non pas un car, mais LE car : flambant neut ou tout comme. Super équipé. Mais bon le voyage risque d'être long. Tout le monde range ses affaires, son spad et la bouffe. Quelques vtt iront dans la camionnette conduite par Denis et Seb.

Le voyage commence. Que font des vttistes lorsqu'ils ont 8 heures à boucher ? Ils discutent de vtt … ca branche un peu dans le car mais le voyage est calme. Arrivés au camping de Villegly sur le coup de 19h … on se réparti dans les mobilhome sous le briefing de Denis et la répartition des denrées.

Pâte carbonara, bière et au dodo assez tôt pourtant demain on n'a pas grand chose de prévu le matin (des betes bizarres feront du bruit dans notre bungalow). Et l'après midi, une minuscule descente de 30 km avec 1500 D-

Samedi :

Départ vers 10h pour le retrait des plaques. Idée de génie de Denis bien épaulé par nos supers chauffeurs : on monte direct au Pic Cap Nore (1200 m) avec notre bus. Arrivés la haut : vent, vent, vent, …

Montage express des spads puis repas pique-nique pour chacun. La pression monte.

Vers 13h30 arrivent les autres participants qui bénéficient eux des bus du club qui remontent les vélos. Certains sont équipés en intégral avec vtt de descente. La pression continue de monter.

Surtout pour XXX qui n'arrive pas à régler sa fourche : à 30mn du départ, il a même une fourche complétement dégonflée mais tout se termine bien avec l'aide de plusieurs renards.

Tout le monde s'agglutine sur le départ mais l'ambiance est bonne enfant et on entend des accents chantants.

14h00 : les fauves sont lâchés par vague de 5.

Je pars avec Yvo … et la : catastrophe …

Je psychote, fais n'importe quoi, … rate mes placements, mes virages … la descente n'a rien de bien méchante à part quelques ornières, mais le paysage est sympa. On arrive en sous-bois et je n'y vois plus rien : Yvo et moi décidons d'enlever nos lunettes. L'arrêt plus le fait de mieux voir feront que j'apprécierai mieux le reste de la descente.

Ca descend bien maintenant quand tout a coup … les Bichons nous rattrapent et me déposent mais Yvo décide de les suivre dans une bonne remontée dans un goulet avec des pierres plates super glissantes : je tente de monter mais cela ne passe pas.

A partir de là, je roulerai tout seul jusqu'au ravito.

Les premiers descentes techniques arrivent … notamment une avec un goulet et quelques marches dans un super décor assez minéral. S'ensuivent un single descendant à flanc de montagne (qui sera fatal à Philippe), du caillou, des marches, de la poussière.

Arrivé au ravito, là j'apprends que Philippe a pris une grosse boite : il a réussi à descendre jusque là mais il ne repartira pas (il faut être raisonnable avant la MB Race mais ceci est une autre histoire).

Tout le reste des renards se rejoint au ravito …

Ca repart mais je décide (un peu lâché par les premiers) de rester seul pour ne pas subir le rythme des autres. Les descentes techniques s'enchainent avec de la pavasse, un passage 4 épingles que je passe un peu en vrac mais sans mettre pied à terre, un autre passage avec 3 marches (dont je passe la dernière à pied). J'arrive dans le bas de la descente, la pente s'atténue, on reprend la vitesse dans des singles bien ludiques et on fini le long de la rivière jusqu'à l'arrivée.

Les bichons sont là depuis longtemps et pourtant j'ai l'impression d'avoir fini en apnée mais ravi car j'ai pris confiance sur la fin.

Tous les renards arrivent au fur et à mesure.

Quelques casses mécaniques : Xavier a pété un shifter en faisant une acrobatie, … mais surtout 2 blessés mais non graves : on apprend que Philippe a fini aux urgences qui n'ont rien trouvé de grave et XXX a mal aux cotes (soupçonnant des cotes fêlées). Xuan est joyeux car il n'a pas fait de tour d'hélicoptère.

Le club est invité à l'apéro sous le son d'un groupe local et se doit de faire honneur aux producteurs locaux (vin rouge, blanc, ...)

Retour au camping vers 20h. Rapide saut dans la piscine : ca fait du bien. Puis repas pour chacun dans son mobil-home : pates bolo + biere. Dodo. Du mal à s'endormir avec l'excitation du lendemain puis réveil 5h.

Dimanche :

Les choses sérieuses sont devant nous ... ou plutôt au dessus de nous. Bon, on n'arrive pas très tôt au départ mais tant mieux : j'ai bien dormi. Depuis hier, j'hésite entre le 60 et le 80 ... et je trouve un petit groupe mené par Xavier et Aymeric.

Ca part sous le chrono (quoi c'est une course) et rapidement on s'écarte du 60 ... aie plus le choix ... et rapidement on se perd. Mais bon ce sera la seule fois du parcours qui est d'ailleurs superbe : passage dans un vallon, au bord d'un petit apic. Temps impeccable mais on sent que la chaleur va bien arrivée.

Premier ravito : on est déjà seuls ... tout le monde est devant je crois (ben non on ne cerrera pas de se faire doubler tout au long du parcours). Saucisses (pas trop), boisson : on repart. Et là, d'un coup je ne le sens plus ce défi : jambes déjà dures. Heureusement Xavier me motive et Aymeric m'attend. "Va doucement, prends ton rythme" : pffff, de toute façon je ne peux pas accélérer. Je ne vois encore dans un long chemin les perdant inexorablement.

Je ne vous ferai pas tout le parcours : de toute façon, je n'étais plus très lucide. A un ravito, on croise Antoine avec plusieurs rayons pétés. Il se demande ce qu'on a  fait : ramasser des champignons, tiens !

Ca monte régulièrement mais sans de vrais pétards ... mais longtemps ... du coup, on s'économise en marchant quand on ne le sent plus (Bernard nous accompagne à partir de là). Xavier insiste sur le fait qu'il faut qu'on atteigne le somment frais. Les crampes sont là alors que le sommet est encore à 15 bornes. Mais juste avant le dernier ravito avant le sommet, je commence à me refaire la santé (la pente diminue) : bon, on va quand même passer une bonne demi-heure à ce ravito à se gaver en regardant les autochtones se préparer leurs propres saucisses (on se vengera plus tard ...). Il reste environ 4km avant le sommet : ce sera dur et bien lent mais il fait frai à présent.

Le sommet : le vent, le repos, le bricolage ... bref on prend notre temps.

On repart vers la descente connue à présent ... et là ... là, c'est le bonheur. On envoie du lourd, du très lourd (pour notre petit niveau). Je passe presque tout le spad (en tout cas, beaucoup plus que la veille) et surtout on passe à Mach2. Merci à Xavier pour ces conseils car on est encore vraiment frais.

Encore deux ravitos : l'avant dernier on dévalise le stand saucisse. Le dernier, on se fait déposer par les bichons qui étaient eux sur le 100 bornes.

L'arrivée : tous les renards sont déjà lavés, propres, ... on est les derniers. L'avantage, c'est que la solidarité (et l'envie de partir ?) les amène à s'occuper de nos vélos pendant qu'on prend notre douche.

Le retour est calme avec beaucoup d'images dans la tête, des remerciements aux organisateurs plein la bouche, des jambes lourdes ... et déjà l'envie de refaire une sortie comme celle-là.

Mais rien ne vaut des bonnes vidéos

https://www.youtube.com/watch?v=TvqOYA2UZeM&feature=player_embedded

 

https://youtu.be/Xn9DA5O6orw